Le poids du monde.

« Il y avait dans ce monde une cruauté qui occultait toute la lumière, une noirceur à laquelle on ne pouvait répondre que par la noirceur. »

Auteur : David Joy.

Edition Sonatine.

Date de parution : 30 Août 2018.

320 Pages.

Prix : 21 €

Résumé : 

Après avoir quitté l’armée et l’horreur des champs de bataille du Moyen-Orient, Thad Broom revient dans son village natal des Appalaches. Il s’installe dans sa vieille caravane près de la maison de sa mère, April, qui lutte contre de vieux démons. Là, il renoue avec son meilleur ami, Aiden McCall. Après la mort accidentelle de leur dealer, Thad et Aiden se retrouvent soudain avec une quantité de drogue et d’argent inespérée. Cadeau de Dieu ou du diable ?

Mon avis :

Avant tout, c’est une histoire de vie et surtout, une histoire d’amitié. Une belle histoire de vie. Un très bon livre. Mais un très bon livre avec lequel ça ne l’a pas fait pour moi. Malheureusement et bien que je reconnaisse un talent sans nom à l’auteur, je dois avouer que je n’ai pas réussi à accrocher. David Joy manipule parfaitement l’art d’écrire des histoires sombres, des histoires dramatiques au summum de la fatalité. Dans ce roman, on suit Thad et Aiden, deux meilleurs amis que la vie ne cesse de malmener. David Joy ne lésine pas sur les aléas de leur vie respective. Les problèmes sont le quotidien de ces deux hommes. Ils les attirent comme des aimants. 

J’ai été bluffé par sa capacité à rendre une histoire encore plus chaotique qu’elle n’y parait déjà. Ce qui a été le plus difficile pour moi et ce qui m’a le plus freiné dans la lecture de ce livre, c’est l’intensité de la noirceur. C’était étouffant, trop étouffant. La lumière ne fait clairement pas partie de cette histoire, il n’y a pas de rebondissement heureux, pas de once d’espoir. L’espoir est mort, inexistant. Inapproprié à cette histoire. Et ça a été très dure pour de trouver la possibilité de respirer entre toutes ces zones d’ombres. J’ai eu la malchance de poser le livre pendant quelques heures, de stopper ma lecture à la moitié de celle-ci. Et le calvaire à commencé…

J’ai été incapable de la reprendre. De trouver la force de replonger dans cette fatalité, dans cette noirceur, dans cette réalité. Car il faut l’avouer, David Joy sait parfaitement comment retranscrire le réalisme de la situation de ces deux personnages. Et je crois que pour moi, lire un livre correspond à sortir de la réalité. Ou du moins, à ne pas être dans les extrêmes de la noirceur. 

Mais bien que la lecture de « Le poids du monde » de David Joy n’est pas correspondu à mes attentes, à mes préférences de lecture, je ne peux que recommander cette lecture à tout ceux qui aime les romans sombres, très sombres, un peu fataliste, et sans espoir. Car ils seront conquis par la plume surprenante de David Joy.

Merci à lui et surtout aux Editions Sonatine pour cet envoi. Bien que ça ne l’est pas fait. Merci pour votre talent d’écriture. 

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