Un(e)Secte

« Les insectes sont si nombreux que nous ne sommes qu’une goutte d’eau face à un océan. Savez-vous que pour chaque humain présent sur la Terre, il y a près d’un milliard et demi d’insectes ? »

Auteur : Maxime Chattam.

Editions Albin Michel.

Date de parution : 30 Octobre 2019.

454 Pages

Prix : 22,90€

Résumé :

Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux ? À s’organiser ? Nous ne survivrions pas plus de quelques jours. Entre un crime spectaculaire et la disparition inexpliquée d’une jeune femme, les chemins du détective Atticus Gore et de la privée Kat Kordell vont s’entremêler. Et les confronter à une vérité effrayante. 

Mon avis

Quel dommage d’avoir commencé ce livre dans la pire période de l’année. Je l’ai tant attendue et ma fatigue omniprésente a noirci ma lecture. Fort heureusement, on n’est jamais déçu d’un auteur qu’on affectionne particulièrement. Ce n’est pas son meilleur livre selon moi car je n’ai pas trouvé le frisson, ni le trash que j’aime tant chez Maxime Chattam

Mais retrouver Chattam, c’est retrouver son talent incontestable de façonner ses personnages, de les rendre réel et humain. Le premier de nos personnages, Atticus Gore, un flic considérait comme le boulet de la police de Los Angeles, célibataire et isolé mais qui ne manque pas de personnalité. Puis Kat Kordell, une détective privée, en manque de confiance en elle mais avec une détermination sans pareil. Deux personnages qu’on voudrait voir reuni dès les premières pages pour former un duo exceptionnel. J’ai attendu la réunion de ce duo pendant la totalité de ma lecture et lorsque ça s’est réalisé, le livre a trouvé un peu de mordant.

Malgré ma difficulté à me concentrer dans cette lecture, quand je fais le bilan je me rends compte que ce fut un plaisir non dissimulé de retrouver l’univers de Maxime Chattam. Bien que je sois entomophobe, je n’ai pas été effrayé. A aucun moment, les passages des insectes ne m’a fait froid dans le dos. Ça m’a manqué de description sanglante et morbide. Pas assez trash à mon gout. Malheureusement. C’est surement mon plus grand regret. Ainsi que les cent cinquante premières pages qui m’ont paru longue, voir interminable.

Dans tous les cas, je sors de cette lecture en me disant que Maxime Chattam à l’esprit vague, une imagination que j’admire amplement. D’où sort-il des histoires aussi dingues ? Aussi surprenante car celle-ci ne manque jamais de réalisme. Je pense que quoi qu’il arrive, je serais toujours admirative de cet auteur et de sa créativité épatante.

« Les parents que je connais me disent que ça me rend moins inquiète, moins vulnérable à la peur. Je ne supporte pas ce genre de connerie débile. Peut-être qu’il stressent en permanence pour la santé de leur progéniture, mais ont-ils oublié ce que c’est que de s’endormir seul le soir, sans personne ? Non, ils ne savent pas, parce qu’a quarante ans passés, tune poses plus la tête sur l’oreiller de la même manière que lorsque tu en as dix ou quinze de moins. Lorsque tu fermes les paupières et que tu perçois ton coeur, c’est une horloge que tu entends. Pire, c’est un gong, dont chaque battement assène sa cruelle vérité : tu es seule au monde. Absolument toute seule. Et le temps passe. Irrémédiablement. Il te désagrège petit à petit, jusqu’au jour où tu tomberas en lambeaux, prête à mourir.»

2 commentaires sur « Un(e)Secte »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s