Mauvais joueurs.

« Pour la première fois, je remporte le jeu. Mais on ne me félicite pas de ma victoire. La famille est mauvaise joueuse, vilaine perdante. Méchante tout court. »

 

Auteur : Julien Dufresne-Lamy

Editions Acte-Sud junior

Date de parution : 

 Pages

Prix : 

Résumé :

La famille est un jeu. On joue des jeux de rôles, des jeux de société, avec des pièges, des faux-semblants et des secrets inavoués. Le timide Marceau grandit entouré de deux soeurs, d’une mère fantasque et d’un père très exigeant, souvent distant. Les années passent, de jeune garçon le narrateur devient un adolescent. Les absences de sa mère se répètent, elle est en proie à des esprits qu’elle seule peut voir. Son père tolère de moins en moins ce fils si différent de lui, si sensible, si proche de sa mère.
Marceau s’isole, grand perdant du jeu de cette famille. Un jour son père met une valise dans le coffre de la voiture et emmène Marceau loin, chez son oncle. Rejeté, Marceau décide alors de couper les ponts et de fuguer, de partir loin, pour faire son propre voyage, mener sa propre partie, choisir sa vie, ses amours. Il quitte la France et se retrouve à Madrid, une ville qui l’a secrètement toujours fait rêver. De foyer en auberge, il finit par croiser la route de Pilar, veuve madrilène qui cherche un colocataire pour lutter contre la solitude. Avec elle et sa famille, notamment Agustín, le petit-fils de celle-ci, Marceau découvre et crée de nouvelles règles du jeu…

Mon avi

J’ai été touché par Marceau. Par son histoire. Par ce petit garçon introverti, discret, calme et si solitaire. On le ressent. Obligatoirement. Marceau, c’est le petit garçon qui ferait n’importe quoi pour rendre son père fier de lui, et encore plus pour se faire aimer des gens qui l’entoure. Mais il est si replié sur lui que ce n’est pas chose facile.

Malgré l’absence d’amour de la part de son père, Marceau tente de se construire avec l’aide d’une mère fragile, d’une grande sœur qui le hait, et d’une petite sœur chérie.  Heureusement qu’il l’a sa petite sœur, sa Lucile. Heureusement qu’elle existe. Sans elle. Marceau se sentirai bien seul.

Dans ce roman jeunesse, on va suivre ce petit garçon dans le processus d’apprentissage de la vie. On le suivra d’abord dans son enfance, puis son adolescence puis l’on aura la chance de le voir devenir un homme.

Pour être honnête en commençant ce roman, j’avais peur d’être déçu. D’une part parce que j’aime beaucoup les autres livres que j’ai pu lire de l’auteur et ensuite parce que, celui-ci étant son deuxième roman, on l’imagine toujours un peu moins bon. Mais aussi parce qu’il n’a pas une note si bonne sur Livraddict et sur Babelio. Si j’avais su…

Si j’avais su que Marceau me toucherait en plein cœur. Dans sa recherche d’amour et de fierté de la part de son père, je me suis reconnu. Dans sa solitude aussi. Je me suis éprise de ce petit garçon et j’ai adoré le voir devenir un homme. Le voir s’ouvrir au monde, aux gens surtout. C’est si beau, si bien écrit. Si doux.

Un roman jeunesse qui ne manque pas de maturité. J’ai eu un petit coup de cœur pour ce personnage. Pour sa belle histoire.

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