Le pays des oubliés.

Auteur : Michael Farris Smith.

Éditions Sonatine.

Date de parution : 17/01/2019.

256 Pages.

Prix : 20€

Résumé :

Abandonné à la naissance, Jack est passé d’orphelinats en foyers, avant que Maryann ne le prenne sous son aile. Aujourd’hui celle-ci vit ses derniers jours et sa propriété est sur le point d’être saisie. Jack, qui veut à tout prix conserver cet héritage, doit trouver l’argent nécessaire. Mais, le corps cassé par une vie de combats, ravagé par de multiples addictions, il ne se sent plus la force d’avancer. D’autant plus qu’il doit aussi affronter Big Momma Sweat, qui règne sur cet empire du vice qu’est le delta du Mississipi. Jack va malgré tout devoir livrer son ultime combat aux conséquences incertaines.

Mon avis :

Avant même la réception de ce livre, je savais que j’allais passer un excellent moment de lecture. Il y a environ un an, je découvrais la plume de Michael Farris Smith, noire, tranchante, impitoyable, désabusée mais pourtant si vraie. Dans ces romans sombres, l’auteur sait parfaitement retranscrire la noirceur du monde d’aujourd’hui, et les tréfonds dans lesquels certains êtres humains peuvent être enfoncés. Et dans son nouveau roman, celui-ci ne déroge pas à la règle. Un bijou selon moi.

Michael Farris Smith fait ce qu’il sait faire de mieux. Une ambiance dure et sombre située dans le delta du Mississippi avec de multiples destins à deux doigts de s’entremêler. Il y a d’abord Jack, un quarantenaire paumé, ancien champion de combats de quartier endetté jusqu’au cou de tous les côtés. Suivi d’Anette, une jeune femme en quête de son destin, elle aussi paumée, prête à suivre n’importe quelle route tant que celle ci la mène quelque part. Entre ces deux là, le passé, la violence, les dettes, l’alcool et le désespoir. Mais l’un pour l’autre, pourront-ils être une sorte de bouée de sauvetage ?!

Dans son nouveau roman, Michael Farris Smith fait preuve d’habileté en ce qui concerne sa plume en créant un rythme soutenu et puissant qui développe une intrigue captivante malgré un texte qui pourrait paraître longuet pour certains. Les descriptions sont parfaitement réalisées, permettant une visualisation du contexte tout au long de la lecture. En définitif, ce qu’on ne peut reprocher à l’auteur c’est son manque de réalité. Les sujets sont toujours parfaitement développés, offrant au lecteur la possibilité de s’immerger complètement dans l’histoire. Et encore une fois alors que la désillusion est la base du texte, on ne cesse d’espérer encore et encore, jusqu’à la dernière page, jusqu’à la dernière ligne, jusqu’au dernier point. Le point final.

Cela relève selon moi d’une main de maître, manipuler son lecteur, le tenir par le bout des lèvres jusqu’à la fin de son roman. Le tenir en haleine. C’est ce que me fait admirablement Michael Farris Smith. Je ne peux que clôturer cet article en disant que pour l’année 2020, je serai encore plus vigilante au prochain roman de Michael Farris Smith et que je me ruerai dessus à sa sortie. Car c’est un auteur à ne pas manquer.

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