Deux.

« Une femme sage a des choses à dire, mais garde le silence. »

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Auteur : Penny Hancock.

Edition Le livre de poche.

Date de parution : 8 novembre 2017.

512 Pages.

Prix : 8,30 €

Résumé :

Au Maroc, la vie de Mona est devenu un calvaire. Elle s’occupe de sa fille, Leila, et de sa mère malade. Al, son mari, a disparu depuis plusieurs mois, peut-être parti en Angleterre pour finir ses études de médecine. Aussi quand l’opportunité d’aller travailler à Londres s’offre à elle, Mona la saisit. A Londres, Theodora a besoin d’aide. Entre son père qui souffre de la maladie d’Alzheimer, son fils qui passe sa journée devant la télé et son émission de radio, elle ne s’en sort plus. L’arrivée de Mona dans sa vie va tout changer. Enfin elle va pouvoir s’occuper d’elle et des siens en sachant qu’elle peut se reposer sur quelqu’un. Sa maison sera impeccable, sa vie sociale à nouveau trépidante et elle va gagner, avec l’arrivée de la discrète Marocaine, plus qu’une employée de maison, une véritable confidente. Chacune dépend de l’autre mais, très vite, va s’instaurer entre elles un rapport étrange, insidieux et violent. Une lutte feutrée, tout en retenue et en non-dits, qui ne peut que les mener au pire.

Mon avis :

Cela fait plusieurs jours que j’ai terminé ce roman « thriller » et je reste énormément partagé quant a mon avis sur ce dernier. C’est un thriller psychologique pure mais pas si dure. J’ai été bien évidemment captivé et intrigué par cette histoire, cependant je reste sur ma faim. Deux personnages, Théodora, maitresse de maison, présentatrice radio, en charge de son père atteint d’Alzheimer et de son fils en fin d’adolescence. Une femme visiblement tiraillée entre son métier et son devoir de s’occuper de son père adoré pour qui elle était le plus précieux trésor. Pour pouvoir palier à tout cela, Théodora dit « Dora » demande à son mari de lui trouver une bonne. Et voilà que Mona entre en scène, le deuxième protagoniste le plus important de cette histoire. Mon originaire du Maroc, où elle vit avec sa mère âgée et sa fillette de six ans, dans des conditions déplorables. Mona n’a plus le choix, elle doit quitter le pays pour récolter suffisamment d’argent et pouvoir enfin subvenir au besoin de sa famille. Car Mona est une femme seule, abandonné par son mari partis combattre au côté de ses frères.

Le tableau est présenté désormais, deux femmes que tout oppose vont désormais avoir besoin l’une de l’autre pour pouvoir mener la vie qu’elle désire.

Comment vous dire ce que j’ai ressenti en lisant ce livre… Dés le début le malaise est en place. On ressent une distance prononcée entre les deux personnages avec des petits piques lancés par la patronne des paroles en arabe envoyés par la domestique. Malgré tout, le doute se met en place. Une relation de confiance et d’amitié se créer entre les deux femmes. Jusqu’au moment où la paranoïa de l’une et le besoin d’argent de l’autre vient briser ce lien naissant. Et sans attendre, on se rend compte que ça ne pourrait qu’aller de pire en pire. La notion d’esclavage m’est rapidement apparue. Le mensonge, la fourberie, la folie… Toutes ces caractéristiques sont maitre dans cette histoire. Et c’est ce qui fascine. Bien qu’il n’y à que peu de rebondissement et que le suspense ne soit pas si prenant, il reste ce besoin de savoir qui ne lâchera pas le lecteur. C’est ce qui a été le plus frustrant pour moi, je trouvais le livre long mais sans l’être.

Je sais ce que vous vous dites. Ça ne veut rien dire ce que tu dis là. Mais j’ai été énormément mitigé lors de ma lecture. Et pourtant, bien que je n’y croyais plus, j’ai réussi à m’attacher à l’un de ces personnages et à vouloir le meilleur pour celui-ci. Et surtout à vouloir connaître le dénouement de ce thriller psychologique.

Plusieurs jours après l’avoir fini, je me dis que cette lecture fut gênante en raison du profond malaise qu’il a causé en moi. C’était ma première lecture de Penny Hancock, et étrangement je suis intrigué sur ce qu’elle pourrait faire d’autres. Je pense lire à nouveau cet auteur juste pour voir si je suis capable de supporter le mal être que ces lectures me causent…

2 commentaires sur « Deux. »

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