La conjuration primitive.

« A force de traquer les tueurs en série et les pires pervers, j’ai fini par me faire une idée très précise de ce qu’ils étaient, de leur fonctionnement. Ce sont des machines, vous savez. Ils n’éprouvent aucune empathie, aucune émotion, et pourtant ils ont tous les avantages de l’être humain, ce formidable animal évolué qui domine la planète. Avec leur absence totale de pitié, de sentiment, j’ai souvent considéré qu’ils étaient, à leur manière,  le véritable sommet de la chaine alimentaire. Imaginez donc si demain ces êtres décidaient de ne plus s’en prendre à l’individu, mais au système. Si peu à peu tous les pervers et les tueurs de masse, ou en série, se mettaient à frapper globalement. Plus seulement pour assouvir leurs fantasmes, mais aussi dans un but de domination totale. »

Lire la suite de « La conjuration primitive. »

Publicités

Sur le toit de l’enfer.

« La solitude était une colocataire discrète, qui jamais n’envahissait les espaces et qui laissait tout tel quel. Elle n’avait ni odeur, ni couleur. C’était une absence, une entité qui se définissait par opposition comme un vide, mais qui existait. »

Lire la suite de « Sur le toit de l’enfer. »

Le ciel est à nous.

« Quand je me suis réveillé, il y a eu un moment – une seconde, une milliseconde, peut-être même moins – où, dans une espèce d’entremonde embrumé, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un matin comme les autres, une journée de soleil, d’école, de petit déjeuner tardif et de joyeuses chamailleries. Et puis tout m’est revenu, et j’aurais voulu remonter le temps et me réveiller à nouveau pour retrouver cet instant, cette infime fraction de seconde, cette demi-respiration, ce battement de cils qui, si bref qu’il ait été, avait eu comme un goût de paradis. »

img_3727.jpg

Lire la suite de « Le ciel est à nous. »